Marseille... (déclare-je d'un air plus que dubitatif)... Marseille, donc... C'est, comment dire ?! Faisons court : plus jamais je ne remettrais les pieds de mon plein gre dans cette ville. Napoléon eu St Helene, moi ce fut Marseille. Lieu d'exil
infernal. Voila mon sentiment apres trois semaines de supplice forcé.
Certes, les circonstances (partiels, greve des metros et taxis, etc...) n'etaient pas idéales mais je le dis et le repete (au diable les bonnes
intentions de ne froisser personne!), Marseille, c'est mon St Helene, mon Waterloo, ma perfide Albion (un comble, n'est ce pas ?!).
Permier point, la population (Marseille sans marseillais(es), je suis certaine que c'est deja plus vivable...). Les autochtones, donc! Une
bandes de gueulards molassons et pervers qui ne respecte rien ni personne. Developpons si vous le voulez bien (ou pas, qu'importe, chuis chez moi!) :
-Marseillais(es), vous avez une conduite effroyable, quand vous ne decidez tout bonnement pas de vous arreter en pleine rue pour discuter avec
un passant, vous moquant eperduement des automobilistes qui passent leurs nerfs sur leur claxons ou se cassent la voix a vous traiter de tous les noms...
-Marseillais(es), est ce a cause de soleil que vous etes si mous, au point de bloquer sans vergogne rues, escaliers et escalators, vous fichant
pas mal des gens qui demandent a passer ? C'est pourtant facile : a droite, les molasses, a gauche, les gens pressés. Soyez civilisés, que diable !
-Commercants marseillais(es), pourquoi si peu de savoir vivre ? "Merci" et "Bonjour" vous brulent t'ils les levres ? Quant a faire un effort
pour eviter de jeter la monnaie au pauvre client mendiant l'aumone, je n'ose meme pas espérer un tel progres avant la fin du millenaire...
-Marseillais, ne pouvez vous pas vous retenir de fixer salement les demoiselles, ou pire, de les aborder en pleine rue ? Et si par malheur nous
vous faisons l'affront de vous ignorer, pourriez vous, s'il vous plait, éviter de nous insulter? Au mieux, nous écopons d'un "pouffiasse", en genéral d'un "salope", toujours tres agreable a
entendre, c'est bien connu...
Second point, la ville en elle meme... Un vieux port banal, qui embaume la ville des relents de poisson mort les jours de grands vents, des
rues sales, des batiments couverts de pollution, a la limite de l'abandon. Rien de bien attrayant, si ce n'est les hauteurs, iles alentours et les calanques, bref, tout ce qui n'est pas fréquenté
ou peu par les marseillais(es).
En fait, j'ai passé mon temps a gueuler apres les feignasses qui bloquent les escaliers et a déambuler en regardant le trottoir ou le ciel,
affublée d'un jean et d'un tee-shirt long (sous 30 degrés a l'ombre, bonjour le supplice), evitant ainsi par tous les moyens de croiser le regard d'un male en manque. Trois semaines formidables,
en bref.
Les nominés pour la palme d'or du marseilais le plus imbuvable sont :
-ce jeune homme qui m'a poursuivie dans la gare, a me sussurer des saloperies dans le dos, jusqu'a ce que je m'en rende compte, otant les
"oreillettes-d'Ipod-m'isolant-de-la-populace-locale, et que je l'envoie copieusement chier. A croire que les marseillaises se laissent faire ???!
-cette grosse bonne femme, affalée au beau milieu de l'escalator, qui, malgré mes premieres demandes aimables, campa sur ses positions. Je pu
finalement me défaire des griffes du gros monstre en haussant la voix et jouant des coudes.
-ce trop gentil commercant qui me fit crédit de quelques centimes et profita de la situation pour me caresser la main (beeeeerk) et me raconter
des salades. Je fus bien obligée de me laisser faire si je voulais ramener mes 5 nectarines. Les fois suivantes, j'ai bien fait en sorte de prendre beaucoup de marge et de changer de
superette...
Je conseille cette superbe ville a toutes les nanas fan des regards et des allusions graveuleuses, des mains baladeuses et autres attentions o
combien respectueuses, vous serez adulées a votre juste "valeur". Quant a vous, marseillais(es), vous etes pires que toutes les parodies que j'ai pu voir ou entendre a votre sujet. :-)
Enfin, Marseille, jamais tu ne veras Margot se pavaner sur tes plages dans cette tenue :